Back to school: how Muslim pupils can prepare their year well
À l’heure où les classes rouvrent leurs portes à travers le pays, la rentrée ne se limite pas à l’achat des fournitures et des kits scolaires. Pour l’élève musulman, elle …
À l’heure où les classes rouvrent leurs portes à travers le pays, la rentrée ne se limite pas à l’achat des fournitures et des kits scolaires. Pour l’élève musulman, elle appelle aussi une préparation spécifique, qui conjugue organisation pratique et repères spirituels. Voici les points d’attention à ne pas négliger.
Une intention posée avant tout
Dans la tradition islamique, toute entreprise gagne à être précédée d’une intention claire (niyyah) : étudier pour acquérir une compétence utile à soi-même et à la communauté, et non pour la seule performance. Se fixer cette intention en amont de la rentrée, éventuellement accompagnée d’une invocation, aide à aborder l’année avec constance plutôt que dans la précipitation des premiers jours.
Organiser les prières autour de l’emploi du temps
Le repère le plus concret reste la gestion des cinq prières quotidiennes une fois l’emploi du temps scolaire connu. Le déjeuner (dhouhr) tombe souvent pendant la pause méridienne : il est utile d’identifier dès la rentrée un lieu discret pour l’accomplir, que ce soit dans l’établissement ou à proximité. Pour l’asr, qui arrive parfois pendant les derniers cours de l’après-midi, un temps de rattrapage en fin de journée peut être nécessaire. Anticiper ces créneaux évite d’improviser au fil des semaines.
S’appuyer sur les associations d’élèves musulmans
La Côte d’Ivoire dispose d’un tissu associatif musulman scolaire et estudiantin ancien et structuré. L’Association des élèves et étudiants musulmans de Côte d’Ivoire (AEEMCI), créée en 1975 et reconnue officiellement en 1979, est présente dans les établissements primaires, collèges, lycées et universités à travers des sections locales réparties sur l’ensemble du territoire. La Communauté des élèves et étudiants musulmans de Côte d’Ivoire (CEEMUCI) propose, de son côté, des séminaires régionaux et un encadrement spirituel assuré par un conseil des imams. Rejoindre une section dès la rentrée permet de bénéficier d’un cadre de formation religieuse hebdomadaire, mais aussi d’un réseau d’entraide entre élèves confrontés aux mêmes questions d’organisation.
Concilier double enseignement pour les élèves des structures islamiques
Pour les élèves qui suivent, en parallèle du cursus général, un enseignement religieux; médersa, école coranique ou franco-arabe intégrée au système formel, la rentrée impose une double charge de travail. Établir un planning hebdomadaire distinguant les matières générales des enseignements religieux, et solliciter tôt les responsables pédagogiques en cas de chevauchement, permet d’éviter que l’un des deux volets ne soit sacrifié au profit de l’autre.
L’alimentation et la tenue, des détails à anticiper
Dans les établissements dotés d’une cantine, il est recommandé de vérifier dès les premiers jours l’origine des repas proposés et, le cas échéant, d’organiser un panier repas. Sur le plan vestimentaire, les règlements intérieurs varient d’un établissement à l’autre : se renseigner en amont sur ce qui est toléré en matière de tenue permet d’éviter les malentendus avec l’administration scolaire dès la première semaine.
Garder le cap sur la régularité. Au-delà de ces aspects pratiques, les encadreurs associatifs rappellent régulièrement un principe simple : la régularité prime sur l’intensité. Mieux vaut un rythme de lecture du Coran modeste mais tenu sur la durée qu’un objectif ambitieux abandonné après quelques semaines. Le même principe vaut pour le travail scolaire : une routine stable, dès les premiers jours de la rentrée, conditionne souvent la réussite du reste de l’année.
signé Mani



